dimanche 15 janvier 2012

J’ai 1 an

Salut tout le monde, j’ai demandé à maman d’écrire pour moi, souvenons-nous: je suis né le 15 janvier dernier, je pesais 3,5 idées et faisais 49 cm de dentelle. Maman me dit que j’étais beau, que je le suis encore et…elle est persuadée que je le resterai. Mouais.

Je tiens debout et dis quelques mots, d’un ton mal assuré. Maman m’a expliqué que c’était très difficile de passer du regard à la conversation, de l’œil au mot. J’aurai toute une vie pour apprendre.
Je la regarde des fois, mes yeux restent immobiles, les siens lancent des flammes. C’est que les miens sont trop fragiles, c’est que les siens sont perceurs d’âme.

Ca se voit que c’est maman qui écrit, elle parle plus d’elle et n’écoute pas ma dictée. Mais elle a les pouvoirs d’une grande. Je la boude et vais au lit, 22h42 c’est trop tard pour un petit d’1 an. Une folie dans l’année. Une.

Ce soir le monde paraît plus beau.

mercredi 28 décembre 2011

Pourquoi les gens veulent me faire boire?

Je suis, depuis un bon moment, en mode « On ne boit pas, on ne fume pas, on s’entraîne ». C’est la devise de Baptiste Giabicconi, je vous avoue, mon objectivité frôle le 0%.
« Je paierais cash pour te voir boire »-on me le dit depuis le lycée.  Et ils insistent. Ca s’apparente même  au triomphe ultime de celui ou celle qui réussirait à me faire avaler quelques cl d’alcool.
Comme pour toute chose répétitive de ma vie, je cherche le pourquoi.

Je n’aime pas boire. Je ne le fais pas par principe, mais j’ai essayé et n’aime pas le goût. Aucun goût, et Dieu sait que mes lèvres ont touché pas mal d’excitants de ce genre. Mon ivresse, je la trouve ailleurs.

Ils doivent se dire (permettez-moi les hypothèses) :

« Elle ne sait pas se laisser aller. » Quelle absurdité. On se laisse aller quoi qu’il arrive. La vie consiste à se laisser aller.
« Elle serait plus à l’aise et oserait faire des choses loufoques. » Je dis ou fais assez d’inepties en étant sobre. Cette insouciance nocturne est innée chez moi.

Je ne veux pas échapper à ma condition, je suis là, dans une lucidité absolue. C’est ma jeunesse, mon divertissement à moi.
Ils nagent dans le premier degré, tentent de me faire boire-afin d’accéder à un peu de vie avec moi ?

« Tchin tchin » (et je te regarde dans les yeux, d’accord ?)

lundi 12 décembre 2011

Actualité

Suis heureuse.

Ce jeudi-là est toujours présent : je le trouve dans le dimanche et le lundi. Et il continue de survivre le mardi ou le vendredi. Il n’en finit pas, prend des allures de douce éternité, se saupoudrant partout sur l’avenir.


dimanche 11 décembre 2011

Masks

This is, for me, the most beautiful poem ever written.

mercredi 7 décembre 2011

High School Dating for Dummies

From the submitter:
She used to have a boyfriend, who got her pregnant and ditched her, whom she broadcasted about on Facebook… I can only guess the boyfriend comes back and asks for forgiveness… She seems to really believe in the chain notes/statuses thing, not in a running-around-screaming-I-believe way, but in the believe-it-or-it-will-come-to-life-and-hold-a-gun-to-your-head way.


And wouldn’t you know it, her comfort movie is Twilight.

jeudi 24 novembre 2011

Sketch du soir

-Ca va, toi?
-Bien bien. Un peu fatiguée, dérive mentale. Surchauffe. Mais bien, globalement.
-Punaise, mais je te dis depuis des siècles, fais simple ! Mais tu ne sais pas et ne veux pas l’apprendre.
-Hého, j’ai tué mes fantômes. J’ai les jambes lourdes ce dernier temps. C’est comme si mon cœur était descendu en se dispatchant droite-gauche.
-Fais gaffe, tu risques de lui marcher dessus !
-Ca me ferait des ampoules.
-Tu es désinvolte, tu n’as l’air de rien.


mardi 22 novembre 2011

Actualité

“Je suis comme un steak haché congelé dans une poêle : je ne sens rien et pourtant je brûle. » (« Intouchables ») Il n’y a pas une phrase qui me décrive mieux en ce moment précis de ma vie (précis mais quand même dans la continuité, allez comprendre.)

C’est comme si je m’efforçais de tomber amoureuse.

C’est toujours délicat, un homme qui aborde une femme. Elle se dit qu’il passe son temps à faire ça, puis elle lui répond « Mais je n’ai pas le temps ! », sur un ton d’offusquée. Alors qu’elle n’a rien d’autre à faire. Soit elle a peur car elle généralise de trop, soit elle en a marre d’entendre « T’es bonne, t’es belle, viens par ici ! » - grosso modo, la pensée à l’origine de « Bonjour, jeune femme. » Que dis-je, la pulsion.

J’aimerais me comprendre. Ca arrangerait tout le monde.


mercredi 9 novembre 2011

Ma vie comme un match de foot

Je suis titulaire.
J’ai des moments où je travaille en équipe, les passes s’enchaînent, et des moments où je veux finaliser toute seule.
J’ai déçu, comme j’ai fait aimer mon spectacle.
J’ai été hors jeu, j’ai blessé et ai été blessée.
J’ai accusé l’arbitrage, j’ai gueulé, on m’a sifflée.
Je pendule entre offensive et défensive.
Pour certaines mi-temps, j’aurais bien voulu du temps supplémentaire. L’arbitre en a décidé autrement.

Je joue le mieux possible pour ne pas recevoir le carton rouge.
Ma vie est un match de foot.


mardi 1 novembre 2011

On joue et on déchire

Je ne partage et n'approuve que des miettes de ce poème. 
Sauf que je ne sais pas lesquelles.
L’ensemble ne me plait pas, mais certaines associations marquent mon esprit.
Je suis telle que je m'avais connue : jamais séduite en totalité, que des fractures qui me tiennent à côté de l’autre.

« L’amour, l’amour » - Michel Houellebecq

Dans un ciné porno, des retraités poussifs

Contemplaient, sans y croire,
Les ébats mal filmés de deux couples lascifs ;
Il n'y avait pas d'histoire.


Et voilà, me disais-je, le visage de l'amour,

L'authentique visage.
Certains sont séduisants ; ils séduisent toujours,
Et les autres surnagent.


Il n'y a pas de destin ni de fidélité,

Mais des corps qui s'attirent.
Sans nul attachement et surtout sans pitié,
On joue et on déchire.


Certains sont séduisants et partant très aimés ;

Ils connaîtront l'orgasme.
Mais tant d'autres sont las et n'ont rien à cacher,
Même plus de fantasmes ;


Juste une solitude aggravée par la joie

Impudique des femmes ;
Juste une certitude : "Cela n'est pas pour moi",
Un obscur petit drame.


Ils mourront c'est certain un peu désabusés,

Sans illusions lyriques ;
Ils pratiqueront à fond l'art de se mépriser ;
Ce sera mécanique.


Je m'adresse à tous ceux qu'on n'a jamais aimés,

Qui n'ont jamais su plaire ;
Je m'adresse aux absents du sexe libéré,
Du plaisir ordinaire.




Ne craignez rien, amis, votre perte est minime :
Nulle part l'amour n'existe.
C'est juste un jeu cruel dont vous êtes les victimes ;
Un jeu de spécialistes.


lundi 24 octobre 2011

Bref, j’ai aimé un sourire

J’arrive avant l’heure, les bonbons étaient sur la table. J’avais également amené trois paquets, histoire de ne pas arriver les mains vides. D’éviter aussi leurs yeux qui baissent pour chercher une attention et mes excuses « Tu sais, tout était fermé, puis je ne bois pas…donc pas de bouteille. »

Il était sur le canapé, c’est alors que je fus confrontée à un problème majeur : son sourire frappa énergiquement à la porte des émotions. Ce type de sourire qui rassure « Viens, je suis trop gentil, tes soirées seraient tranquilles et gaies avec moi. » Ce sourire qui te tend la main. Je l’ai regardé comme s’il était une effraction de la réalité.

Bonbons, musique, danse, passages, idées. Jeunesse.
Bref, j’ai aimé son sourire.